Low cost

de Maurice Barthélémy, 2010, *

Quelque part entre Les bron­zés prennent l’a­vion et Y a‑t-il un pilote dans le script ?, voi­ci Low cost. Comme beau­coup de paro­dies, en par­ti­cu­lier fran­çaises (pour­quoi on a cette malé­dic­tion de la paro­die lour­dingue, avec Safari, Iznogoud, la série des Astérix, Les Dalton, etc. ?), ça part d’un pos­tu­lat ridi­cule (des pas­sa­gers qui prennent les com­mandes de leur avion char­ter cloué au sol), ça enchaîne avec un stock de per­son­nages outrés, et y’a Judith Godrèche et Jean-Paul Rouve.

Alors certes, ça pour­rait être pire. Il pour­rait ne pas y avoir les trois répliques vrai­ment drôles qu’on trouve (dont les superbes vents que met Godrèche à tout le monde), on pour­rait avoir Michael Youn à la place de Rouve, on pour­rait avoir tota­le­ment raté le run­ning-gag avec le nain (lourd au début, mais fina­le­ment assez marrant)…

On pour­rait aus­si ne pas avoir Darmon, qui exa­gère sou­vent un peu trop mais reste extrê­me­ment fen­dard dans quelques scènes, la réac­tion de la hip­pie lors­qu’elle se prend une balle de 7.62 dans la jambe, ou encore le CRS en vacances ou pas…

Mais ça pour­rait être bien meilleur, et je me demande quand même si la scène la plus réus­sie sur le plan paro­dique n’est pas celle de l’at­ter­ris­sage au milieu du désert, où c’est un Airbus série 320 qui se pose à contre-jour alors qu’il est bien pré­ci­sé cent fois qu’ils sont dans un 737.